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L'association sur le point d'être dissoute ?
Michel Première publication : 15 février 2002, mise en ligne : samedi 21 septembre 2002
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Version texte de l'article d'Alexandra Céfai, paru le vendredi 15 février 2002 dans le quotidien La Provence.
« L'association contre le harcèlement sur le point d'être dissoute ? »« Toutes les lignes de votre correspondant sont occupées », martèle le disque de l'association nationale de victimes de harcèlement psychologique au travail, à Arles, qui est actuellement en « stand-by ». « Depuis septembre, l'association connaît de graves turbulences, notamment après que des conflits ont éclaté entre les employés et leur présidente Françoise Pagano (lire La Provence du 25 janvier). Les premiers se sentant harcelés par la seconde ont déposé deux référés devant les prud'hommes. Mais, ces actions n'ont pas abouti pour défaut de procédure (l'avocate de la défense ayant plaidé sur le fond en demandant la résolution judiciaire du contrat de travail et des indemnités de dommages et intérêts d'un montant de 150 000 euros). « Nous devons aller en conciliation le 20 février, mais nous ne changerons pas de positions. Une autre employée va déposer un nouveau référé mais sur le fond cette fois. Nous irons jusqu'au procès », annoncent les salariés déterminés qui attendent l'assemblée générale de l'association qui se tiendra demain à Paris. Mais « écoeurés et dégoûtés », ils ne se font pas d'illusion : « Elle est imprévisible. Donc on ne préfère pas formuler d'hypothèse. Une chose est sûre c'est qu'elle va tenter de manipuler les adhérents qui seront présents », analyse José qui se rendra dans la capitale pour transmettre à la secrétaire une lettre, lue à tous les présents. Tous supputent que le but de la présidente, (elle dit ne plus vouloir se représenter lors de l'élection du bureau), est la dissolution de l'ANVHPT pour pouvoir créer une nouvelle association à Paris.
« Pour l'heure, les salariés se disent fatigués de mentir aux adhérents, actuels et futurs, qu'ils renvoient sur d'autres associations, d'essuyer des insultes de la part de certains qui « ne cherchent pas à comprendre notre situation alors qu'eux aussi ont été victimes de harcèlement ». Ils souhaitent ardemment que leur contrat de travail soit dissous. « Des membres de l'ANVHPT ont souhaité réagir sous couvert d'anonymat sur les actions de l'association et de sa présidente Françoise Pagano, qui n'a d'ailleurs pas souhaité répondre à nos questions. « Se faisant fort d'ignorer que les employés de l'association se plaignent d'être harcelés, les adhérents s'accordent à dire qu'ils ont besoin de ce type de structures pour les « aider à régler aux mieux leur affaire. Ils ne sont pas là pour régler les différends entre les administrateurs, la présidente et les salariés ». D'autres ont, en revanche, une position plus tranchée : « Françoise Pagano se pose constamment en victime d'être(s) infâmes qui complotent contre elle pour lui faire du mal. Elle ne se reconnaît jamais la moindre responsabilité, tout en empêchant les radiés et les démissionnaires de s'expliquer publiquement, par sa main mise sur les listes d'adhérents (...). Beaucoup d'adhérents et d'administrateurs ne peuvent pas admettre un gâchis aussi absurde et constatent aussi que l'association n'a pratiquement pas agi en faveur des victimes. » À suivre... » Alexandra CÉFAI. Copyright © La Provence 2002. |
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