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La rubrique « Un papier et un crayon... » PRÉSENTATION DU THÈME DE LA RUBRIQUE
Serge jeudi 27 juin 2002
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La rubrique « Un papier et un crayon... » est consacrée au témoignage d'un chercheur de l'ex-direction des études et recherches d'EdF. Le témoignage porte sur la vie interne, l'ambiance et le comportement des agents EdF. Le témoin a souhaité conserver l'anonymat. Son prénom est Patrick. Il proposera par étape des textes, des documents et des observations personnelles sur le comportement de ceux qui sont mêlés à l'affaire, personnels hiérarchiques, syndicalistes, collègues de travail et autres. L'affaire, que nous appelerons « l'affaire Michel Pays » en référence au rôle que semble y jouer un chef de département - bien que ce rôle soit dénié par l'intéressé - a donné lieu au tournage d'un documentaire de télévision d'une demi-heure, intitulé « Le salaire de la souffrance » et diffusé sur Arte le 22 février 2001 dans le cadre d'un Théma consacré au harcèlement moral. Outre l'article ci-joint publié par l'Humanité en février 2000, l'affaire serait également évoquée dans le second livre de Marie-France Hirigoyen, où le témoin se serait reconnu dans le récit d'un chercheur appelé « Paul » par le Dr. Hirigoyen. Bien que l'affaire soit antérieure à la nomination en 1998 de François Roussely à la tête d'EdF par le gouvernement de Lionel Jospin, le président d'EdF y serait mêlé par son rejet du recours gracieux présenté par le témoin en 2000 et par la protection dont semble bénéficier Michel Pays aujourd'hui encore. Par ailleurs, « l'affaire Michel Pays » semble n'avoir été que le signe avant-coureur des phénomènes qui traversent actuellement EdF. Dans les textes EdF est un établissement public, très précisément une entreprise publique à caractère industriel ou commercial (EPIC). Dans la réalité, depuis sa nomination François Roussely y mène la privatisation à grand train, comme d'autres l'ont fait à France Télécom, sans que le moindre débat ait eu lieu à l'assemblée nationale sur la question [1]. Depuis 1998, les affaires se sont multipliées aux quatre coins des directions ou des services d'EdF - des affaires qui donnent le sentiment que le harcèlement y est devenu une véritable procédure de management visant apparemment les meilleurs ingénieurs ou chercheurs. Nous espérons que le témoignage aidera à éclairer les visiteurs qui auraient le sentiment qu'il « se passe des choses » à EdF compte tenu des informations parues dans la presse, principalement le Nouvel observateur, sur la série de suicides de personnels hiérarchiques et d'agents EdF. Peut-être le témoignage amènera-t-il d'autres agents à parler.
Droit de réponseNous publierons dans la même rubrique le droit de réponse éventuel des personnes concernées, notamment Michel Pays, Brigitte Pinel, Gérard Menjon ou François Roussely. [1] Selon une source syndicale, la privatisation d'EdF et de GdF aurait été décidée en 1995 lors de la fin du second septennat de François Mitterand, sur un avis d'Alain Minc. Les gouvernements successifs, de gauche comme de droite, auraient repris le plan de privatisation à leur compte sans le modifier de manière appréciable. Ainsi François Roussely aurait-il été nommé en 1998 avec la mission précise, bien que non dite publiquement, de préparer la privatisation. Celle-ci procéderait par des ouvertures progressives du capital échelonnées jusqu'en 2007, date butoir instituée par la règlementation européenne. Les syndicats dits représentatifs, à commencer par la CGT, auraient avalisé la procédure. Avez-vous noté l'absence de grève à l'initiative des syndicats depuis 1995 ? Selon la même source, la corruption des instances dirigeantes des principaux syndicats serait devenue encombrante. La CFTC aurait commencé un ménage discret en interne (ajouté le 7 juillet 2002).
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