« Nicole Devos : Bonjour !
Crypto : Je vous rappelle au sujet de notre premier échange sur Chartres.
Oui… Ben vous avez reçu un courrier !
J'ai reçu un courrier signé de M. Destival.
Voilà, c'est ça ! Donc, euh… voilà ! Bon ben... comme on vous le dit, hein, y'a une enquête qu'a été menée. Et puis maintenant ben on se réserve le droit de prendre des mesures, euh… euh… si nécessaire !
Je le trouve un peu court ce courrier.
Ben comme il vous l'a dit, M. Vernet, on n'a pas de compte à vous rendre… euh... sur les mesures qu'on prendra ou qu'on ne prendra pas… si vous voulez. On n'a pas de comptes à rendre à nos stagiaires à posteriori ! Ce sont des mesures qui sont internes. Après, l'AFPA se réserve le droit de gérer son personnel comme elle l'entend à l'interne ! On n'a pas à rendre des comptes à l'extérieur ! Ce qui me paraît tout à fait normal !
Je ne vois pas tout à fait les choses en ces termes-là. Ça me paraît légitime que les stagiaires soient informés de…
Ben écoutez, c'est votre point de vue à vous. Bon, maintenant, l'AFPA a un autre point de vue, euh… Et, euh… donc, moi…j'adopte le point de vue de la maison !
Je m'étonne que les points de vue puissent diverger.
Vous savez, ça arrive souvent que des points de vue divergent, hein.
Est-ce que nos points de vue divergent ?
A ben de toute façon, moi je me range du point de vue de mon institution, hein ! Mmm, on est bien clairs, hein ! M. Vernet vous l'a dit, non ? On rend pas de compte aux stagiaires sur ce qu'on fait à l'interne ! On rend jamais de comptes sur ce qu'on fait à l'interne !
Mais bon, ma problématique n'est pas celle-là, je ne demande pas qu'on me rende des comptes.
Qu'est-ce que vous demandez Monsieur C ! ?
Ben je demande un développement par rapport à ce courrier que je trouve encore une fois un petit peu court.
Ben écoutez…
Vous me dîtes que vous avez connaissance de ce courrier ?
Oui, tout à fait, j'en ai eu connaissance !
Voilà, je lis : « l'antériorité des faits est... »
Ben forcément, vous évoquez des faits qui se sont déroulés en 98, Monsieur C !
Pour moi, oui.
Bon ! Euh… Comment voulez-vous qu'on revienne sur des faits qui se sont déroulés en 98 ! Expliquez-moi !
Je vous trouve un peu agressive.
Non... pas du tout. Mais je trouve votre question elle est assez étrange. Je la trouve curieuse votre question. Vous nous citez des faits qui se sont déroulés en 98, Monsieur C. Bon, comment voulez-vous que six ans après on puisse revenir sur des faits qui se sont déroulés en 98 ? Expliquez-moi comment on pourrait faire ?
Je ne cite pas seulement des faits de 98/99, c'est-à-dire ma propre expérience. Puisque vous connaissez le site, vous pouvez voir aussi des faits plus récents. Et je pense qu'en rappelant des faits de 98/99, on met justement les choses en perspective et on met en évidence un fonctionnement récurent.
...Par ailleurs, comme on vous le dit également dans le courrier, nous n'avons pas que des choses négatives !
Ben, on ne dit pas ça, non.
Ah si ! Si ! Si ! je crois me souvenir que le courrier dit entre autre, euh… que… euh… : « Nous disposons d'éléments... »
« Les éléments dont nous disposons à ce jour ne nous permettent pas de confirmer vos dires. »
Voilà ! Euh…
Il n'est question ni de négatif ni de positif.
« La prévention, vous savez ce que ça veut dire ! »
« Nicole Devos : Ecoutez, moi, Monsieur C, je ne veux pas aller plus loin dans ce courrier, de toute façon ! Euh… donc… euh… Je peux rien vous dire d'autre. Je... je... je peux pas vous en dire plus que ce que vous a dit M. Vernet, hein... euh… M. Vernet c'est la personne qui est au-dessus de moi et je peux pas vous en dire plus. Je suis désolée.
Crypto : Ecoutez, je reçois là une lettre qui est un petit peu langue de bois, si vous me permettez l'expression.
Ben écoutez, moi, Monsieur C, je peux pas vous dire autre chose.
Vous êtes « médiatrice », je vois même en haut du courrier « affaire suivie par Nicole Devos », alors je m'adresse à vous à ce titre.
Oui, mais… vous pouvez voir en bas aussi que c'est signé par notre directeur, qui s'appelle M. Destival. Donc euh… bon... euh… La signature de M. Destival, vous savez… ça prévaut sur Nicole Devos, hein. Hein ! Donc, euh… voilà !
J'ai essayé de le joindre ce matin. Il n'était pas là.
Oh ! Vous aurez beaucoup de mal à le joindre hein, M. Destival c'est l'adjoint de notre directeur général ! Euh… Vous aurez beaucoup, beaucoup de mal à le joindre, hein ! Enormément de mal, hein ! Parce que disons que bon, hein… D'abord ça ne rentre pas dans ses fonctions de dialoguer en direct je pense avec des stagiaires, hein. Je ne pense pas ! Bon, voilà… Je pense que vous aurez beaucoup de mal à joindre M. Destival, hein ! Enormément de mal !
Ça dépend quel intérêt il porte à ce genre d'affaire et aux problèmes des stagiaires en général. Et puis s'il est capable de m'écrire, il doit bien être capable de me parler.
Ecoutez, moi, Monsieur C ! Voilà ! Je peux rien vous dire d'autre que le courrier qui vous a été adressé. Voilà !
Justement ce courrier. Je vois écrit : « Dans une optique de prévention, nous avons demandé à la Direction Régionale Centre de procéder à une enquête auprès de cet Etablissement. » Est-ce vous pouvez me dire ce que ça signifie ?
La prévention, vous savez ce que ça veut dire ! [rires] On vous a dit qu'on avait fait une enquête par l'intermédiaire de la direction régionale. Ben maintenant… Et comme on vous dit, néanmoins… Bon, l'AFPA se réserve de prendre toute mesure si elle le juge nécessaire. Bon disons… Et après ben on n'a pas de… On ne rend pas de comptes aux stagiaires sur ce que nous faisons à l'interne !
J'ai bien noté, vous me l'avez déjà dit plusieurs fois.
Eh bien oui... Non, parce que… vous semblez ne pas… le comprendre. Vous revenez toujours sur les mêmes choses.
C'est une expression étrange je trouve « rendre des comptes aux stagiaires ». Je voudrais vous rappeler que le slogan de l'AFPA c'est quand même : « Votre avenir nous engage. » Ce qui pourrait signifier, en quelque sorte : s'intéresser à la façon dont on les traite, etc. Enfin, avec un slogan aussi pareil…
Ecoutez, bon… Monsieur… Moi… C'est votre façon de voir les choses
Ben je ne sais pas, ça me paraît utile de rappeler ce slogan, non ?
Oui… c'est bien, hmmm !
Ecoutez, je note quand même que vous paraissez très embarrassée.
Vous m'avez déjà dit ça la première fois, alors ça s'est pas amélioré ! [rires]
Vous m'avez dit que vous connaissiez le site depuis longtemps, alors je m'étonne que face à des informations plutôt alarmantes pour « l'institution », vous n'ayez pas réagi de votre propre chef en tant que médiatrice.
...Pfff… Je… Je... je réagis dans… dans la limite de mes possibilités Monsieur C… Voilà !
Bon, ben, je prends note. Merci, au revoir.
Je vous en prie ! Au revoir. »