Bonjour, Votre article, vos débats sont très intéressants, mais ce dont je souhaiterais parler aujourd'hui, c'est du sentiment de culpabilité que peux nous faire vivre un responsable de service alors que c'est lui-même qui a provoqué une situation.
Voici ma situation actuelle. Ce matin j'ai pris la décision de ne pas me rendre sur mon lieu de travail, cela fait déjà depuis plusieurs semaines que les choses se dégradent sur mon lieu de travail, je suis au bord de la crise de nerfs, dors mal, n'ai plus d'appétit, et ne supporte plus de me rendre sur mon lieu de travail.
Heureusement, j'ai un instinct de survie qui m'a poussé à pousser la porte d'un psy, me permettant de mettre les choses à plat, et pouvoir relater les faits tels que je les ai vécus. J'ai d'autre part la chance d'avoir une formation de psychologue, me permettant de comprendre ce qui se passe autour de moi, même si cela ne m'a pas empèchait d'en être victime...
Tout a commencé par un besoin de parler de mon travail avec ma chef. Il me semblait en effet normal de souhaiter débattre sur mon activité au sein de la société alors que ce la faisait 6 mois que j'y étais.
Mon activité consiste à accomplir des missions marketings, appeler les clients et leur vendre les nouveaux produits, les informer sur différents thèmes, leur faire faire des questionnaires... Une place intéressante dans le milieu du phoning, du démarchage téléphonique auprès des clients de la société. Cette place me plaisait, elle me permettait de mettre en avant mes qualités de commerciale, de relationnel, des qualités que j'ai pu développer au fil des années dans mes différents expériences en phoning.
J'aimais ce que je faisais, mais n'avais jamais de retour de la part de ma chef des actions menées, des résultats, pire elle ne s'intéressait plus depuis plusieurs semaines à nos activités à moi et ma collègue, et ne venait jamais nous voir pour en parler, nous demander comment les choses se passaient...
C'est pourquoi j'ai décidé un jour de lui demander un entretien afin d'en parler avant son départ en vacances d'été (qui devait durer 4 semaines).
J'attendais de cet entretien qu'elle me rebooste, me sentant démotivée, fatiguée et à bout, du fait d'avoir le sentiment que nos actions ne l'intéressait pas. Je lui envoyais donc un mail, lui signifiant très clairement que j'allais mal et me sentais démotivée par mon travail.
Je me doutais par ailleurs qu'elle n'avait rien à me reprocher concernant mon travail, réalisant un grand nombre d'appels par jour, me sentant tout à fait à l'aise dans mon activité et dans mon discours, et surtout ayant un excellent relationnel avec les clients, obtenant systèmatiquement d'eux ce que je voulais.
Je ressentais tout de même un vide, une non communication entre ma chef et moi, et pire un désintérêt total pour mon activité.
Ma chef ma reçu dans son bureau le vendredi après-midi 20 mn avant que je partes en WE et qu'elle parte en vacances durant 4 semaines. Il parait que c'est une vielle technique marketing que de recevoir les gens, et parler avec eux de ce qui ne va pas , 20 mn avant de partir un mois en vacance, pas mal, comme ça, on la laisse mijoter ce qu'on a à lui dire, un mois durant et on revient tranquillement.. (j'ironise bien entendu), c'est manque complet de respect, à vous de juger la suite...
Elle me convoque, et je rentre dans son bureau en lui expliquant la raison de mon besoin de lui parler, mes impressions de ne pas trouver ma place au sein de la société, mon sentiment qu'elle se désintéresse de mon travail...
Je souhaitais ouvrir le débat, discuter... Apparemment cela l'a fortement dérangé que ce soit moi qui prenne cette initiative. C'est une personne froide et hautaine, qui n'a aucun considération pour ses employés, les snob, ne prend pas la peine de les saluer...
Je n'avais pas le mode d'emploi de cette chef, et il n'était pas de bon ton de lui demanderà lui parler de son propre grè...
Pour elle, ma demande équivalait à une demande de compte, une attaque personnelle, une remise en cause de sa place de chef. Ma démarche, vous l'aurez bien comprise n'était en rien celle-ci. N'est-il pas humain de savoir ou mènent nos actions, à quoi correspondent les tableaux qu'elle sort et les chiffres qu'elle y affichent ? N'est-il pas normale d'avoir des objectifs à atteindre, un cadre définit à l'avance de manière à ce que chacun s'y tienne et surtout respecte les consignes ?
Ce n'était en rien le cas, nos postes à moi et ma collègue venaient d'être créés, et cette chef ne connaissant rien à l'activité d'appels sortants n'avait définit aucun cadre précis. Cette situation était confusionnante pour moi, j'avais jusqu'à présent été habitué à travers mes différents travails à avoir des objectifs à atteidre, à respecter des règles. Là j'étais contrainte à definir moi-même mes propres règles de conduites. Chose plus grave, mes deux collègues à côtés me critiquaient prétendant que j'en faisais trop, ayant toujours un nombre largement supérieur d'appels au leurs, je les dérangeais, ils me mettaient à l'écart, parlaient derrière mon dos, prenaient de nombreuses pauses, pendant que je me tapais tout le travail... Et cela sous le regard bienveillant de cette chef, sans même qu'elle ne réagisse ou ne dise quoi que ce soit.
Le monde était à l'envers, c'était à croire que ceux qui travaillaient réellement, faisaient correctement leur travail, respectaient des règles (non fixées, mais de bon sens) étaient mal perçus par cette chef. C'était comme ci elle avait créé un service, mais qu'elle faisait tout pour que celui-ci ne fonctionne pas, en embauchant des personnes incompétentes, non motivées, voir j'en foutiste... J'avais le sentiment d'être réellement la seule à bien travailler. D'ailleurs ce sentiment de solitude se retrouvait et se retrouve toujours...
Voilà l'état d'esprit dans lequel je me trouvais à ma demande de rencontre dans son bureau...
Premier point, est-il normal qu'elle accepte enfin de s'entretenir avec moi, le vendredi, veille de WE, 20mn avant que je partes et peut-être 1 h avant qu'elle- même parte durant un mois en vacance ? Ne voit-on pas là une marque de manque de respect ? Ayant attendu cet entretien plusieurs jous, plusieurs heures durant, j'étais enfin satisfaite de pouvoir discuter avec elle.
A mon entrée dans son bureau, celle-ci a été cassante avec moi (cela allait ponctuer le reste de l'entretien), me demandant l'objet de ma venue, et se moquant de mon soi-disant besoin de reconnaissance narcissique qu'elle me félicite tous les 3 jours pour mon bon travail... En rien je ne lui avais demandé ce genre de chose, je lui faisais simplement remarquer que mon sentiment profond, était qu'elle se désintéressait totalement de nos actions téléphoniques en cours... Celle-ci me répondait alors que la raison pour laquelle elle ne me consultait pas c'est parce qu'elle estimait ne pas avoir à le faire, cette action étant faite pour d'autres membres de la société, et le service marketing.
Nous étions tout de même tenu ma collègue et moi de lui rendre des comptes, et lui envoyer quotidiennement nos résultats. Apparemment, d'après son principe, nous avons pas le droit d'en débattre avec elle, je trouve cela très grave.
Cette situation est-elle normale, me concernant je la trouve fortement confusionnante, qui décide, qui fait quoi ?
Elle n'avait rien à me reprocher d'un point de vue professionnel. Ne doutais en rien de mon sérieux. Quand à moi, j'en avais assez d'avoir le sentiment d'être la seule parmis mes deux collègues à réellement travailler. Alors que moi je me tapais tout le travail, passais coups de fil sur coups de fil, me chargeais de rédiiger les argumentaires, les courriers de marketing, sans jamais avoir d'aide de sa part de suggestion de présentation...
Je ne me sentais en rien épaulé par cette chef, et souhaitais comprendre la raison de son comportement.
La suite de l'entretien à été des plus confusionnant, elle a continué son discours en commençant à parler de moi d'un point de vue personnel. Prétendant que la raison de mes difficultés d'intégration étaient lié au fait que j'attendais trop des autres, allant trop vers eux, (mais n'est-ce pas justement le principe de mon action en appel sortant, ne faut-il pas être comme ça, avoir ce type de caractère pour arriver dans ce métier ?) cherchant trop à communiquer avec mon entourage...
En quoi parler avec d'autres personnes, d'autres services est-il interdit ?
Je me sentais seule dans mon bureau, et cela se ressentais réellement le midi, où n'ayant pas de voiture me permettant d'aller à quelques kilomètres me changer les idées (la société étant situé dans une zone industrielle, éloignées de tout). Personne le midi ne se proposait de déjeuner avec moi, de m'intégrer dans son groupe. Il y avait d'un côté les personnes des appels entrants et de l'autre ceux des appels sortants...
Résultat, tous les midis je mangeais seule, me trouvais seule dans mon bureau sans même quelqu'un à qui parler, ma collègue rentrant déjeuner chez sa mère tous les midis.
Je souhaitais également débattre de cela avec cette chef, ayant le sentiment qu'elle était en partie responsable de cette non intégration, de cette mauvaise ambiance sur le centre d'appel...
Bref, elle a finit par me sortir des éléments très personnels, du style que je donnais une apparence d'être très sûre de moi (en appel sortants, n'est-ce pas essentiel de donner le meilleur de soi-même de façon à ne pas se faire raccrocher au nez par les clients ?). Prétendant que je me sentais supérieure à ma collègue, cherchant à l'écraser. La preuve était selon elle qu'à chaque fois qu'une personne du service marketing venait nous présenter une nouvelle action, je bombais selon elle mon torse en avant, et ne laissais jamais s'exprimer ma collègue, prenant toute la vedette pour moi. Ensuite, elle continue sur sa lancé et me parle de ma carapace que je me serais forgée au fil des années, me sentant intérieurement très fragile, avec une carapace aussi solide selon ses dires qu'une coquille d'oeuf avec des failles.
Mais de quel droit une supérieure hiérarchique se permet-elle de faire des remarques aussi personnelles ? N'est-ce pas une manière de chercher à destabiliser un ennemi que de lui sortir ce genre de propos ? En quoi suis-je son ennemi.
D'autres personnes avec qui j'ai parlé de cette situation m'ont expliquées, que la raison de ses agissements était qu'elle était jalouse de la facilité que j'avais à mener sans son aide les actions (bien obligée de se débrouiller lorsque sa propre chef ne vous aide pas, et vous considère systèmatiquement comme une idiote à chaque fois que vous lui demandez conseils...)
De plus, elle mettait à chaque fois 3 jours avant de répondre à un besoin ou une question. Elle a mis 1 mois et demi avant de me rendre la feuille de congé, ne nous disant pas si oui ou non, nous pouvions faire nos réservations pour nos vacances... (c'est quelque chose qu'elle fait avec tout le monde...) Bien obligé dans ce cas de se débrouiller tout seul...
Mais surtout de quel droit se permait-elle de me sortir des choses aussi intimes, certes, elle avait raison, ma carapace s'est forgée au fil des années, bien obligé lorsque l'on a pas eu la chance de grandir dans un environnement sain, mais de part sa position hiérarchique, elle n'a en rien le droit d'entrer dans ma vie privé, et de l'étaler au grand jour sur mon lieu de travail. C'est à mon sens une technique de destabilisation...
Pour terminer l'entretien (qui n'en été pas un, puisque c'est elle qui l'a mené du début à la fin), coup de poing final, elle a finit par dénigrer l'action que nous faisions depuis 1 mois et demi ma collègue et moi, concernant de la détection de projet, et de la prise de RDV, prétendant qu'à son sens cette action n'avait aucune utilité, qu'il était inutile d'appeler un client et de lui demander s'il souhaite ou non rencontrer le commercial afin qu'il lui présente les nouveaux produits...
Cette dénigration de mon travail était comme une douche glaciale. A croire que tout ce que je faisais, tout ce que j'étais, la dérangeait. Assommée, je suis rentrée chez moi, y ai pensé tout le WE et souhaitais en reparler avec elle la semaine suivante, manque de bol, elle était partie en vacance et cela durant un mois.
Imaginez-vous l'état d'esprit dans lequel je me trouvais, complètement cassée, démotivée (comment continuer une action à laquelle sa propre chef ne croit pas ? et j'en passes).
Il fallait que je lui en parle, c'était trop grave ce qu'elle m'avait dit. Au lieu de me rebooster en bon chef qui se respecte, elle m'avait complètement cassé intérieurement. J'étais en colère contre elle, et ai finit par en parler autour de moi, notamment à un autre cadre qui l'a connait très bien et m'a expliqué beaucoup de choses la concernant, notamment que je ne suis pas la seule a avoir été cassée de la sorte, et qu'elle se sent invulnérable et intouchable, du fait d'avoir été l'assistante du PDG de la société...
A son retour de vacances, j'étais calmé, mais extrèmement fatiguée, voir anesthésiée, ne souhaitais qu'une seule chose, partir moi aussi en vacances. Cela faisait tout de même 7 mois que je n'avais pas eu de vacances, c'est très long lorsque l'on fait du phoning...
Celle-ci c'est introduite de manière brutale dans mon bureau (5 mn avant que je partes déjeuner), n'admettant pas que je bave (ce sont ses mots)sur elle à l'extérieur de son service, pour elle, je n'avais pas le droit de dire extérieurement ce qu'elle m'avait dit lors de cette entretien dans son bureau.
Récemment, cherchant à me justifier sur mon comportement (le fait que j'ai éprouvé le besoin de me confier à d'autres membres de la société (question de survie)), elle m'a accusé de n'être qu'une commère, quelqu'un qui se nourrit du malheur des autres, en fait ce qu'elle cherche à faire, s'est retourner la situaion à son avantage, me faire culpabiliser, alalnt jusqu'à me sortir que j'avais trahis sa confiance, que mon avenir au sein de son équipe était fortement compromis du fait que j'ai osé parler derrière son dos... Elle cherche actuellement à me faire porter le chapeau, retourner mes collègues contre moi... Mais tout ça, c'est elle qui l'a provoqué, vous en conviendrez en me sortant des choses aussi personnelles, et me laissant un mois durant complètement cassée.
Peut-être en ai-je trop parlé autour de moi, mais qu'auriez-vous fait à ma place, n'est-il pas humain de chercher une oreille attentive ailleurs, après de tels préjudices, à l'extérieur de son propre service ? ? ?
Aujourd'hui, les choses vont de mal en pire, je consulte un psychologue-psychothérapeute qui me dit que ma chef est une grande malade, une pervers narcissique, me conseille de me faire arrêter pour maladie, de consulter le medecin du travail, mais surtout ne pas démissionner, me faire tout au plus licencier, afin de conserver mes droits ASSEDICS.
Pour elle, ma santé psychique est en danger, ma chef cherche à me faire installer dans un fort sentiment de culpabilité, prétendant que tout est de ma faute, allant même jusqu'à manipuler l'entourage contre moi (elle est allé voir le DRH pour parler de moi...) pour elle je suis coupable d'avoir parlé en dehors de son service, de n'avoir pas dit les choses en face, d'être une commère...
Elle me met à l'écart de tout (sorte de mise au placard..., ne me prévenant même pas qu'un nouveau arrivait ce lundi matin dans mon équipe. Dernièrement, elle m'a convoqué dans son bureau pour me gueuler dessus sous prétexte que je me serais occupé, formé le nouveau à mon métier, mon activité sans qu'elle ne me l'ai demandé...
En fait ce qu'elle cherche à faire, c'est me faire culpabiliser d'avoir oser parler du mal qu'elle m'a fait, me faisant me sentir coupable d'avoir trahit sa confiance... et chose suprème elle se sert de cette accusation, pour se justifier sur le fait qu'elle n'a pas à me prévenir qu'un nouveau arrive, ne veut pas me donner le privilège de le former (alors que c'est quelque chose que j'adorerais faire, transmettre mon savoir, ma connaissance...) Elle cherche à me rendre jalouse de ma collègue en lui confiant des responsabilités et en ne me demandant jamais rien à moi qui suis si diplômée, compétente et expérimentée dans les métiers de la communication téléphonique. Le problème, c'est que je vois parfaitement clair dans son petit jeu, et ne la laisserais pas créer un froid entre ma collègue et moi.
Ma psy quand à elle pense que le son fonctionnement est pervers, que c'est une grande malade, et trouve que je m'en sors pas trop mal du fait que j'arrive à en parler, mettre des mots sur ma souffrance et mon mal-être et que je réussisse à temps à tirer la sonnette d'alarme.
Pardonnez moi si j'ai été un peu longue, mais j'avais besoin de relater les faits tels qu'ils le sont au jour d'aujourd'hui.
je penses qu'il ai important de rendre publique des faits aussi anormals, je ne sais pas comment la suite va se passer, j'ai décidé de ne plus retourner dans cette société, tant qu'un autre poste ne me sera pas proposé, voir un licenciement, j'estime ne pas avoir à vivre ce genre de situation, intolérable, alors que j'ai une telle conscience professionnelle...
Vous pouvez me soutenir, débattre, je reste ouverte, merci à tous pour votre attention, désolé si j'ai été aussi longue, mais il était important pour moi de mettre des mots sur cette souffrance que peut-être le harcèlement moral sur son lieu de travail.
Merci de m'aider, j'attends votre soutien.