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Harcèlement: La présidente accusée d'avoir harcelé
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La présidente accusée d'avoir harcelé

Première publication : 25 janvier 2002, mise en ligne : mardi 24 septembre 2002,  par Serge


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Original
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Version texte de l'article d'Alexandra Céfai paru le vendredi 25 janvier 2002 dans le quotidien La Provence.

 

« La présidente de l'association contre le harcèlement accusée d'avoir harcelé »


« La dirigeante de l'association nationale de victimes de harcèlement psychologique au travail dont le siège est à Arles, aurait harcelé ses employés »

« Quand l'affaire a éclaté, il a fallu faire répéter les quatre employés de l'association nationale de victimes de harcèlement psychologique, pour s'assurer que nous avions bien entendu leur propos. L'histoire semble surréaliste : alors que l'ANVHPT a traité depuis 3 ans plus de 6 000 appels et quelque 2 000 dossiers de victimes de « harcèlement psychologique au travail », le personnel de l'association serait lui-même victime de leur employeur. Ce que réfute la présidente, Françoise Pagano qui dénonce avec force le fait que très probablement certains salariés soient « partie liée à des intérêts extérieurs ».

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« Mais, les quatre salariés en contrat CEC (contrat emploi consolidé) connaissent parfaitement leurs droits et les critères du harcèlement moral au travail. Aussi n'entendent-ils pas se laisser malmener de la sorte.

« La situation s'est envenimée à partir du 15 septembre, quand un des employés a osé parler des problèmes que rencontrait l'association devant le conseil d'administration : défaillances juridiques qui ont donné suite à des réclamations de la part des victimes et problèmes internes. Les propos de ce salarié étaient notamment appuyés par une lettre de la Ligue des droits de l'homme (qui s'est d'ailleurs depuis retirée de la liste des membres d'honneur), expliquant que la dite présidente usait d'un « ton comminatoire que le conditionnel de certaines formules ne suffit pas à corriger. »

« Suite à cette réunion, les conséquences ne se sont pas faites attendre selon les employés : « Dès le lundi 17 septembre, on m'a retiré les clefs de l'association, on m'a interdit de faire du conseil juridique et de prendre de quelconque rendez-vous arguant du fait que je n'avais pas les compétences pour cela, alors qu'en 9 mois, j'avais reçu quelque 150 personnes », peste José.

« Le lendemain, ce fut au tour de Joëlle de se voir retirer les clés : « Et depuis ce fameux 15 septembre, José et moi-même que j'assistais dans ces rendez-vous, sommes au « placard ». Nous n'avons plus de travail ! » De surcroît, renchérit-elle, « Françoise nous a donné l'ordre de dire que nous étions surchargés et de renvoyer les victimes vers une association strasbourgeoise. Depuis, l'association est en sommeil ».

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« Après ces premiers déboires, la présidente de l'association a sollicité un audit qui a été refusé par les salariés. Et pour cause, cette étude devait être menée par un membre d'honneur, un psycho-sociologue, or « un membre d'honneur ne [peut] pas être juge et partie », précisent Joëlle et José, soutenus par Michèle et Josiane, qui, elles aussi, ne travaillent quasiment plus.

« Puis, ce fut au tour de l'inspecteur du travail d'être saisi. « Il nous écoute, compatit, mais personne ne veut nous croire, c'est un comble. Nous avons même informé le ministère de l'Emploi et de la Solidarité car malgré tout, avec les subventions (90 000 F du ministère, 50 000 F de la Région et 10 000 F du Département), c'est l'argent du contribuable qui est en jeu ». Selon la présidente, l'inspection du travail considère « qu'il s'agit ici strictement d'un conflit du travail ». Et cette dernière d'ajouter : « Il peut-être aisément constaté que ces salariés ont eu, par contre, eux-mêmes des comportements harcelants en inondant tant les membres du conseil d'administration que la présidente, de courriers divers jusqu'à une dizaine par jour, toujours sans préciser clairement l'objet de leur revendications ».

« Mais les quatre salariés ne l'entendent pas de cette oreille, ils ont déposé deux référés aux prud'hommes d'Arles. Ce sont les juges qui rendront leur décision, en prenant compte que le harcèlement moral est passible d'un an de prison et de 15 245 euros d'amende. »

Alexandra CÉFAI.

Copyright © La Provence 2002.



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-> « La présidente accusée d'avoir harcelé »
(1/1) 26 novembre 2002, par nadia


FORUM

> « La présidente accusée d'avoir harcelé »
26 novembre 2002, par nadia début du forum
LA PRESSE ! ! !

Bonsoir

je ne suis pas souvent sur le net pour des raisons de santé, j'ai dû me reposer.

Je tiens à donné mon avis concernant cet article de la PROVENCE.

j'ai été choqué de lire cet article alors que je ne savais absolument rien de ce qui se passait.

j'attendais une aide que je n'ai d'ailleurs pas eu en prévision de mon audience courant février 2002 qui a dû être reportée.

Par ailleurs, j'ai contacté immédiatement un journaliste de la PROVENCE pour lui demander de bien vouloir tenir compte des victimes qui souffrent en attente de procédure.

Je l'ai invité à se présenter à l'audience, j'ai également à maintes reprises essayer de joindre ce journaliste qui m'a d'ailleurs ignoré.

je suis choquée que la presse ne tienne pas compte de la réalité du préjudice concernant les victimes.

Répondre

  • > « La présidente accusée d'avoir harcelé »
    25 avril 2005, par abel pas saint
    chat échaudé ?

    Mme PAGANO Françoise

    Je voudrai demander à Mme PAGANO si, avec cette expérience de harcèlement qu'elle a eu en tant qu'employeur, elle a toujours envie de recréer une autre association qui s'occuperait du même objet, ou s'elle souhaite toujours travailler sur le même sujet.

    Au cas où sa réponse est positive, me laisserait croire que les revendications de ses salariés sont fondées, et qu'elle se sert de l'objet comme filon financier. Le cas contraire expliquerait sa compréhension de toutes les situations similaires pour lesquelles elle a accompagné des salariés qui auraient monté des bateaux pour noyer leurs propres employeurs. Et qu'un sa salarié n'est qu'un être humain comme un employeur, tenté par le pêché et la gourmandise.

    « Car la vie est ainsi faite, de choses auxquelles on croit…., jusqu'au jour où on croit plus » de moi.

    Répondre

Serge
-rédacteur