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Protéger le coupable [8]
Un cas d'école

samedi 14 mai 2005,  par Pierre


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Quinze ans de prison pour l'instituteur Marcel Lechien, reconnu coupable par les assises de l'Eure de pas moins de trente-six agressions sexuelles et trois viols sur ses petits élèves de primaire.

Un article de l'édition Ouest France du 20 novembre 2004 revient sur les complaisances et autres « réticences » dont a bénéficié l'enseignant pendant de longues années, de la part de sa hiérarchie et de divers intervenants institutionnels, étouffant la parole des victimes.

Condamné en 2004, le comportement de Marcel Lechien fut pourtant signalé dans la presse dès… 1977.

article paru dans Ouest France le 20 novembre 2004 - 63.5 ko

 

**********


Le procès de Marcel Lechien intervient peu de temps après celui d'Outreau, cette autre affaire de pédophilie dans laquelle des innocents ont été abusivement emprisonnés, provoquant des drames humains en cascade (couples déchirés, biens vendus, enfants mis à la Ddass, suicide) et un grave discrédit pour l'institution judiciaire.

L'affaire d'Outreau repose le problème de la crédibilité du témoignage des victimes. Or, qu'il s'agisse d'actes pédophiles, de viols ou de harcèlement moral, la preuve repose le souvent sur la seule foi de leur témoignage. « Parole contre parole », jeunes enfants contre instituteur « honorablement connu » : la défense de Lechien eut beau jeu de surfer sur la difficulté.

On relève que, selon l'article de Ouest-France, ce qui a provoqué la mise en branle de la justice, ce n'est pas, loin s'en faut l'intervention des différents acteurs hiérarchiques et institutionnels qui gravitaient autour de l'instituteur (directrice d'école, médecins, collègues de travail) mais l'action personnelle et marginale d'un simple citoyen, l'écrivain Jean-Yves Cendrey. Est-ce à dire que sans cette action inattendue, les crimes seraient restés étouffés à tout jamais ?

L'article nous dit que les acteurs institutionnels sollicités par les victimes, ont agi de telle façon à les décourager de parler. C'est en cela que l'expression « Mur du silence », employée par l'avocat général pour décrire l'attitude complaisante de l'entourage professionnel de Marcel Lechien, n'est pas tout à fait exacte. Par définition, le silence correspond à une attitude passive. Or toutes les personnes qui auraient pu, de par leurs fonctions, leur proximité, faire éclater la vérité, ne se sont pas contentées de faire silence. Disons plutôt qu'elles ont fait en sorte que le silence demeure sur les faits. Et pour ça, elles ont bel et bien agi : la directrice qui classe l'affaire (acte volontaire), le médecin qui prescrit aux victimes de « tout oublier. »

Entre le moment ou les faits sont signalés pour la première fois dans les médias et la condamnation effective de l'agresseur, s'écoulent vingt-sept années ! D'autres affaires du même type, comme celle du docteur Fouchard, révèlent les mêmes ahurissantes inerties. C'est plus de trente ans après les actes pervers qui lui sont reprochés, qu'Emile Louis doit s'expliquer devant la Cour d'assises.


Répondre à l'article


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-> Protéger le coupable [8]
(1/1) 23 mai 2005, par meloche


FORUM

> Protéger le coupable [8]
23 mai 2005, par meloche début du forum

15 ans je trouve que ce n'est pas assez pour un monstre pareil ! ! ! ! ! !

moi si j'étais juge je lui infligerais la prison à perpétuité car il a brisé la vie de plusieurs enfants qui sont traumatisés à vie ! ! ! ! !

C HONTEUX

LA JUSTICE EST MAL FAITE

Répondre

  • > Protéger le coupable [8]
    13 septembre 2006, par dubreuil

    salopard quinze ans, ce n'est pas assez (et pourtant je suis contre la peine de mort, et pour les petites peines Mais oui, pour lui, ce serait perpété dominique dubreuil

    Répondre

Pierre
-rédacteur