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Philippe fut hospitalisé dans un service psychiatrique, pour des motifs qu'il présentera lui-même dans son témoignage. Mais paradoxalement, il subira de la part des infirmières et des médecins un traitement tissé de brimades et de paroles vexatoires.
Harcèlement moral ? Non, pas au sens propre du terme selon notre appréciation. Il ne semble pas apparaître de volonté de détruire une cible spécifique.
Mais les victimes de harcèlement trouveront dans cette maltraitance, et dans les réactions psychologiques qu'elle génère, bien des similitudes avec leur propre expérience.
Aussi avons-nous décidé de publier, avec son accord, après l'avoir transcrit, le témoignage que nous a adressé Philippe.
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« Je m'appelle Philippe. J'ai 37 ans. À cause d'un chagrin amoureux, j'ai vécu pendant dix ans un grand sentiment de mal-être. Notamment lors de mes trois années d'études supérieures à l'École nationale de la photographie d'Arles. Mal-être qui se traduisait parfois par des hallucinations auditives. Je vivais dans une grande dépréciation de moi-même. Mais j'ai malgré tout réussi à obtenir le diplôme de fin d'études.
« Dans votre site, vous mettez à jour les sévices psychologiques que certains font subir à d'autres dans le monde du travail, celui de l'entreprise ou de l'école. Mes problèmes m'ont amené à connaître un autre lieu, l'hôpital psychiatrique. Lieu où, paradoxalement, les brimades, les contraintes corporelles, l'infantilisation et la déresponsabilisation sont aussi monnaie courante.
« Même si j'éprouve toujours une énorme difficulté à exprimer ma souffrance et à retranscrire l'ambiance délétère de cet endroit, je tiens à vous parler de mon expérience à l'hôpital Saint-Jacques de Nantes, où j'ai été interné à différentes reprises. Six mois en tout. Cet établissement, intégré au CHU de la ville est une très grosse institution pour tout le département.
« Le matin, les infirmières prennent leur service à huit heures. Les chariots contenant les boissons sont placés sous leur contrôle scrupuleux. Véronique, sans être plus gradée que ses collègues infirmières, montre un zèle particulier. Ainsi, elle demande rituellement à tous les malades : « Combien de café avez-vous pris Monsieur, ce matin ? Vous savez que vous n'avez le droit d'en prendre que deux... » Rappel à l'ordre humiliant et inutile. Car il ne me venait pas à l'idée de boire plus d'un bol de leur chicorée insipide. Me voyant avec plusieurs bouteilles de limonade, elle me demande d'un ton très réprobateur : « Je ne sais pas si vous avez le droit d'introduire de la boisson à l'intérieur de l'unité... » Mais, puisqu'il ne s'agit pas de boisson alcoolisée, le règlement m'autorise finalement à boire la limonade.
« Le matin, il n'est pas question de rester au lit. Nous sommes une dizaine au salon fumeur. Assis en tailleur, je lis Les mots et les choses de Michel Foucault. La même Véronique m'interroge sur un ton que je n'arrive pas encore à décoder : « Mais pourquoi lisez-vous donc au salon ! » En fait, mon attitude ne correspondait pas au modèle : écouter passivement, en compagnie des autres patients, une musique émise en boucle par une radio FM débile. Radio perpétuellement en marche.
« Le cérémonial des repas se veut convivial mais est en réalité très contraignant. « Vous ne devez pas quitter la table avant que les autres aient fini. » L'absorption de nourriture était une compensation à la misère psychologique que je ressentais dans les lieux, à tel point que durant mon séjour, j'ai pris quinze kilos. « Enfin, Monsieur, vous exagérez ! » Véronique me tance en me voyant diriger ma main vers les portions de camembert Président.
« Entretien avec Véronique, assise à cinquante centimètres de moi, sur mon lit et qui croise les bras de façon satisfaite, en dévoilant ses jambes fines : « Eh bien Monsieur R..., qu'est-ce qui vous tracasse aujourd'hui ? » Je me livrais à elle avec franchise. Bizarrement, elle me faisait répéter mes phrases plusieurs fois, feignant de ne pas comprendre...
« Vous savez, je suis diplômé de l'ENP. - De quoi ? - De l'ENP... - De quoi ? »
« Je passais à autre chose... Et ainsi de suite. Même vertige, même technique déstabilisante. Le pseudo-dialogue durait une demi-heure. Je me rendais compte que cette conversation était vaine. Mon malaise redoublait. »
Ramassez-moi ça
« En réalité, toutes les infirmières semblent faites au moule, avoir reçu la même formation. Leur seule préoccupation, en dehors de tout dialogue sensible et humain, est le maintien stupide de la règle. Chaque matin, elles demandent systématiquement, sur un ton infantilisant : « Avez-vous fait votre toilette Monsieur ? » Et sinon de la faire expressément ! Ou encore, je me souviens d'un soir où je me déshabillais dans ma chambre avant de me coucher, deux infirmières se sont jetées sur moi, alors que j'étais presque nu, pour me demander : « Avez-vous changé de slip Monsieur R..., sinon il faudrait le faire ! ! ! » J'en étais quitte pour une belle frayeur et une belle humiliation... Avant que cela ne recommence.
« Un autre soir, l'une d'elle, blonde et hommasse, croisée à la porte de l'unité de soins, m'affirme brutalement : « Monsieur, vous êtes clinophile ! » Le terme, technique et réducteur, me tombe dessus, alors que j'attends un mot simplement gentil.
« Vers dix heures, le médecin, accompagné de l'infirmière-référente, me dit, sur un ton réprobateur : « Monsieur... la nuit dernière, on vous trouvé nu dans votre lit et cela ne va pas... »
« Je me sens humilié, j'ai du mal à saisir le bien-fondé de cette réflexion. Réflexion qui m'apparaît volontairement méchante, gratuite. Quel rapport avec la thérapeutique ? Je sens que mon intériorité est réduite à ce corps nu et scandaleux qui soudain déroge à je ne sais quel règlement. J'ai dû bredouiller : Euh... il fait trop chaud pour dormir en pyjama.
« Jamais les entretiens avec le psychiatre ou les infirmières n'ont soulagé ma souffrance. Ils n'ont fait que l'entretenir. Je n'ai jamais vécu un accompagnement, mais une contrainte. J'étais toujours vu (ainsi que les autres malades) comme un être déviant qui devait adhérer à la règle. Je n'étais pas traité comme un être souffrant mais comme un déviant psychologique et comportemental. Ma subjectivité était bafouée. Pour résister, j'ai finalement adopté un comportement de survie. Réalisant que je ne pourrais rien attendre de cette institution-hôpital, je me suis encore plus refermé sur moi-même. Extérieurement, j'étais docile et soumis. Intérieurement, je continuais de lutter contre cette institution inadaptée qui fait le mal plus que le bien.
« Carole arrive des urgences. Petite, rousse, son visage rond barré par des lunettes métalliques. Son émotion est encore vive : « Mon beau-père m'a menacé avec un pistolet... Après ça, je me suis envoyé des médicaments... avec de l'acool. J'ai raconté ça à Madame M... (l'une des psychiatres de St-Jacques). J'ai fait un malaise et je me suis écroulée. Madame M... a dit aux infirmiers présents : « Ramassez-moi ça... »
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« T'es un intellectuel, toi ! »
(1/9) 28 novembre 2006, par Pascal
> « On vous a trouvé nu... »
(2/9) 2 août 2006, par Laura
> « On vous a trouvé nu... »
(3/9) 14 juillet 2006, par Nathalie
> « On vous a trouvé nu... »
(4/9) 17 juin 2006, par Bertrand
> « On vous a trouvé nu... »
(5/9) 22 mai 2006, par jeanb
> « On vous a trouvé nu... »
(6/9) 2 décembre 2005
> « Monsieur, vous êtes clinophile ! . »
(7/9) 14 avril 2004, par révoltée
> « On vous a trouvé nu... »
(8/9) 8 avril 2004, par philippe
> « On vous a trouvé nu... »
(9/9) 18 mars 2004, par KIKINE
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FORUM |
| « T'es un intellectuel, toi ! » |
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Bonjour,
L'autre soir, ça n'allait pas. Des difficultés dans mon travail, le départ de ma petite amie... Devant la télé, au cours de la soirée, j'ai bu une bouteille de vin blanc. Alors, le chagrin, le stress accumulé, sont ressortis. Je me suis mis à beaucoup pleurer. Désemparée, ma mère a fait le 15. Mais aucun médecin ne voulait se déplacer. En fait, ce sont les pompiers qui sont venus.
Confusément, j'espérais avoir une écoute. J'espérais que quelqu'un me console, me parle avec humanité, tout simplement. Au lieu de ça, les pompiers on investi ma chambre comme des espèces de soldats. Ils se sont mis à me tutoyer vulgairement. Ils parlaient fort. Par exemple, ils disaient ironiquement, passant devant ma bibliothèque : « T'es un intellectuel, toi ! » Et plein de choses qui me blessaient.
Soudain, je me suis retrouvé plaqué sur le ventre. Ils gueulaient : « Contusion ! Contusion ! » Un pompier me maintenait à terre en me tordant le bras, comme on voit dans les série policière à la télévision. Comme si j'étais un criminel, ou un veau. Ça me faisait un mal horrible, je croyais qu'il allait me casser le bras. Il disait sur un ton calme : « T'excite pas dis, tu veux que je sers plus fort ? ! » J'avais la joue collée au parquet. Je ne voyais plus autour de moi que des rangers et des gants de latex qui s'agitaient. Ils criaient, ils donnaient des ordres. Je ne pleurais plus. Je devenais furieux. Je les maudissais.
Ils m'ont attaché très très fort, avec des espèces de gros élastiques. Et ils m'ont emmené autoritairement aux urgences de l'hôpital local (Ancenis, 44150). J'ai fait tout le chemin comme ça, sur une espèce de brancard mou sur lequel je manquais d'étouffer, sur le dos, les avant-bras et les jambes attachés très fortement.
Arrivé à l'hôpital, j'ai réussi à me retourner de trois quarts, en luttant péniblement. J'étais nu sous mon peignoir à moitié défait. Je pouvais enfin voir mes « anges gardiens ». Incroyable ! Dans la lumière verdâtre de l'hôpital, j'ai vu pas moins de quinze personnes en uniforme autour de moi ! Quinze ! La situation était complètement surréaliste.
Il y a eu comme un flottement. Ils se regardaient entre eux. Ils avaient des airs farouches et un peu stupides, l'air de dire : « Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait, chef ? »
Il y a eu une espèce de silence. Je crois que je me suis mis à rire nerveusement. J'étais complètement abasourdi. A bout de nerfs, j'ai craché en direction de celui qui m'avait fait si mal en me plaquant au sol. C'était un homme d'une cinquantaine d'années, le cheveu court et rare, grisonnant. Au fond, il n'avait même pas spécialement l'air d'une brute, juste d'un brave type qui obéit à des ordres, des procédures, qui met des gants de latex au lieu de vous tendre la main.
Un autre, un jeune, avait les cheveux impeccablement gelés en brosse. Ça lui faisait comme des épines qui luisaient dans la lumière. J'ai remarqué aussi la présence d'une sorte d'agent de sécurité vieillissant. C'est ce qui était marqué sur son uniforme qui imitait mal celui des pompiers. Un infirmier au visage massif me faisait penser à un boucher.
Quinze personnes sur moi… Et combien sont-ils ces vaillants hommes pour combattre un incendie, par exemple ?
Ce déploiement de force brutale s'adressait à une personne en pleurs, désemparée, nue, dans sa chambre à coucher… Je précise que je pèse 70 kilos, que je n'ai vraiment rien d'un joueur de rugby. J'ai plutôt le physique d'un… intellectuel.
Un médecin, le docteur Kaouka est arrivé. J'ai eu l'impression qu'il m'écoutait, comme quelqu'un d'intelligent. En fait, non. Il s'obstinait bizarrement à répéter « Vous avez fait un malaise », alors que je n'ai jamais fait de malaise.
J'ai entendu « Les fesses sont bien dégagées. Et puis, j'ai senti que quelqu'un me faisait une piqûre à la sauvette. De quoi ? Je ne sais pas, on ne m'a pas demandé mon avis de toute façon. Et si j'avais été allergique au produit ? J'ai vu la silhouette d'une jeune infirmière s'éloigner, la seringue en l'air.
Ils m'ont ensuite laissé dans un « box », attaché par la taille avec une grosse ceinture de cuir, sous une lumière blafarde. Ils voulaient aussi m'attacher les chevilles.
Plus tard, alors qu'ils me croyaient endormi, j'ai réussi à me dégager, à enjamber le lit à barreaux et à m'enfuir.
J'étais pieds nus, il faisait du brouillard, je grelottais. Je luttais pas après pas contre la somnolence à cause de la saloperie qu'ils m'avaient injectée. Je suis tombé deux fois. J'ai fait trois kilomètres ainsi dans la nuit, jusqu'à chez moi. Un automobiliste, baissant son carreau : « ça va Monsieur ? »…
J'ai eu des gros bleus pendant longtemps à l'épaule (j'ai fait des photos) et des contusions sur les bras et sur les jambes. La fesse me faisait mal. Et je me suis senti bizarre pendant longtemps, sûrement à cause du produit qu'ils m'avaient injecté.
Mais surtout, j'ai eu du mal à me retourner dans ma chambre. Pendant plusieurs nuits, j'ai couché sur le canapé du salon. Tous mes livres, mes photos, mes souvenirs, mon intimité, j'avais l'impression que tout cela avait été foulé aux pieds. Il planait comme une odeur médicale et mauvaise. Toute proportions gardées, j'ai eu l'impression affreuse d'une sorte de viol.
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| > « On vous a trouvé nu... » |
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J'ai moi-même été hospitalitée 15 jours dans un hôpital psychiatrique pour bouffée délirante suite à du chantage affectif de mon copain qui m'a foutue en l'air. J'étais un peu fragile à la base, trop gentille, trop compréhensive, osant pas trop contredire, et ça m'a démolie.
J'ai moi-même observé tous les comportements dont vous parlez : l'infantilisation, les petites remarques cyniques, le ghettoisation personnel soignants-malades, etc. Je ne rêvais que d'une seule chose, c'était de partir d'ici, non pas parce que je n'étais pas malade mais parce que je sentais que ce lieu ne m'aidait pas du tout à aller mieux.
Je vais beaucoup mieux maintenant après un long travail sur moi-même, mais il est clair que l'hopital psychiatrique, de par les attitudes de certains soignants, peut être pire que la maladie elle-même. Il se dit prêt à soigner et offre le sentiment contraire.
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| > « On vous a trouvé nu... » |
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Bonjour, J'ai moi-même eu une expérience de la psychiatrie, Suite à une séparation, ne supportant plus rien, je decide alors d'aller par moi-même dans un service, ils ont d'abord été gentil avec moi, puis m'ont traité comme une merde, je souffre d'hypothyroidie, çà a été la croix et la bannière pour ke je puisse prendre mon traitement... Le docteur ne m'écoutait pas, j'ai fait appelé mon medecin traitant, ils l'ont laissé en attente plus d'1/2 heure et lui ont raccroché au nez sans lui parler ! ! ! !Vu que j'avais été hospitalisé de mon propre chez, ils m'ont laissé 1 mois sans traitement, je ne voulais rien prendre et c'était mon droit. Mais ils mettait des substance dans la nourriture et nous observaient... je m'en sui rendu compte car je n'aai voulu aucun traitement et quelques jours après ma sortie je sui allée boire 2 bière et j'ai été très malade. çà a été la pire expérience que j'ai vécu, ils ne vous écoutent pas et font comme ils veulent car qui croirait des patients comme nous ? ? ? c'était le CHU de Nice, je ne le recommande à personne
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| > « On vous a trouvé nu... » |
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Bonjour cher Philippe
Moi-même hospitalisé, à deux reprises, en psychiatrie mais dans deux pays respectifs BIEN différents USA (2 mois) et France (2 mois) pour dépression sévère j'ai été traité et "lu" bien différemment dans les deux pays, aux USA ils vous classent dans de grandes catégories c à d que vous etes rapidement considéré comme schizophrénique si vous en avez qu'un seul symptôme (catanonique dans mon cas) et là-bas, les patients sont traités comme de véritables robots animalesques dangereux et infantiles auxquels on s'adresse comme à des débiles mentaux chroniques sans recours possible,. Les séances de relaxation, permissions de sortie, salle fumeurs sont inexistantes contrairement à mon "expérience de l'hospitalisation psychiatrique française beaucoup plus "soft", souple et humaine, adaptée aux besoins, au sein de laquelle existent des règles de vie indispensables mais au travers desquelles le patient trouvait toujours son espace et son champ d'expression ;Cette hospitalisation en France m'a permis de reprendre rapidement pied dans la vie après un divorce douloureux lequel a été la conséquence des multiples médicaments prescrits et mauvais traitements aux USA je me permets donc de témoigner ici de la différence fondamentale qu'il existe entre deux mondes. Je suis reconnaissant un monde hospitalier et aux médecins psychiatres/psychologues français qui m'ont "sorti" de là contrairement aux conditions d'hospitalisation inhumaines que j'ai vécues aux USA proches du camp cubain de Guantanamo pour dire vrai. Jamais je n'eu cru sortir de leur griffes et de leur système totalitaire habilement dissimulé ou justifié. Le monde médical français (sans chauvinisme aucun) m'a sauvé la peau et je l'en remercie.
Salutations d'un ex-déprimé !
Bertrand
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> « On vous a trouvé nu... »
Bonjour,
J'aime bien comme vous finissez votre message, en disant " salutations d'un ex déprimé ".
J'espère qu'à l'heure qu'il est vous avez remonté la pente.
Merci pour votre témoignage, intéressant.
Effectivement, il y a un gros problème, dans la façon dont les institutions spécialisées accueillent les gens qui sont tout simplement malheureureux.
Bon courage à vous.
A+
Claire
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| > « On vous a trouvé nu... » |
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Bonjour, Je suis évidemment stupéfait par votre histoire. Il me semble lire un roman. A ce propos, pourquoi ne pas faire un livre de votre histoire ? Tellement de gens racontent des histoires insipides. Pourquoi ne pas raconter la vôtre, qui elle me paraît, sincère et émouvante, en la romançant ? L'histoire d'une personne enfermée dans un hopital psy, qui est plus normale que ses infirmiers. Je vous souhaite de réussir, à vous en sortir.
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| > « On vous a trouvé nu... » |
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Bonjour, je suis en formation de psychologue du travail au cnam à Nantes . Le Psychologue n'est ni un infirmier ni un psychiatre. Je suis attéré et en même temps hélas conscient que dans n'importe quel secteur d'activités professionnelles il y a des comportements provoquant de la souffrance . Votre souffrance n'a pas été entendu et par la même votre identité, singularité n'a pu s'exprimer. Ne voyez pas de psy si vous avez maintenant une crainte. Pour vous informez , un psychologue clinicien doit avoir une posture éthique. Je vous rassure il en existe . Bonne chance pour votre avenir.
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| > « Monsieur, vous êtes clinophile ! . » |
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C koi ça clinophile ? ? ? je connais pédophile, hydrophile, cinophile.... mais clinophile, c'est la première fois que je lis cette expression..
si j'en crois mon latin (heu mon grec excusez moi) ça pourrait bien dire : celui qui aime les états cliniques, dans ce cas, c'est un diagnostic péjoratif
en tout cas si ces gens de la médecine ont trouvé une étiquette à poser sur votre état dépressif, ils doivent avoir les moyens de soigner la clinophilie, on attend les résultats...
Les clinophiles ont cotisé à la sécu comme les autres et ont le droit d'être soignés
ce témoignage me révolte, je ne vois que mépris là où il devrait y avoir le plus d'humanité...
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> « Monsieur, vous êtes clinophile ! . »
Chère révoltée, je tiens à éclairer votre lanterne sur le terme « clinophile » ou « clinophilie ». Cela vient du grec « clinos » qui signifie lit et « philie » quie signifie amour, aimer. Donc, le clinophile passe la majorité de son temps au lit sans autre forme d'activité. Sachez que dans une clinique (toujours notre racine grècque « clinos ») ou dans un hopital psychiatrique, il y a surtout des lits, du desespoir, de la souffrance et pas grand chose fait pour vous en sortir. Donc on passe ses journées au lit.... Sachez enfin que l'hopital psychiatrique ST JACQUES a pour vocation d'interner le plus grand nombre de gens, de les controler et surtout pas de les soigner... C'est de la violence insttitutionnelle. Voilà Merci pour votre coup de gueule qui me va droit au coeur. PHILIPPE
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> « Monsieur, vous êtes clinophile ! . »
Non, la clinophilie est le fait de rester toute la journée au lit, sans se lever. du grec : "clino" qui signifie le lit ; et "phile" qui signifie aimer ; donc la clinophilie est celui qui,aime le lit, donc qui y reste toute la journée.
La clinophilie se retrouve souvent en psychiatrie ; en effet souvent les patients sont tellement prostrésn déprimés que la seule chose qui leur permette de s'évader est de dormir.
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| > « On vous a trouvé nu... » |
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Bonjour. Hospitalisé, moi aussi, à deux reprises, en psychiatrie, à la suite d'un harcèlement moral sur le lieu de travail, je tiens à témoigner de l'existence de personnels soignant dignes et compatissants. Et je rendrai toujours hommage au médecin psychiatre qui accompagne et tente de maîtriser ma souffrance. Peut-être les institutions libérales sont-elles plus humaines (dans le seul contexte de la médecine) ?
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Vous êtes bien tombé. Trop souvent la victime est mal accueillie, incomprise ou niée dans sa souffrance. Il arrive même que le « diagnostic » de harcèlement moral varie d'un praticien à l'autre. Imaginez alors la confusion supplémentaire accumulée par la victime…
Il reste un paradoxe fondamental : pourquoi est-ce la victime qui se retrouve entre les mains des psychiatres et pas le pervers ?
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| > « On vous a trouvé nu... » |
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Cet article m'a particulièrement marquée ; j'ai cru vivre avec de grandes nuances par rapport au contexte, un harcèlement et une humiliation permanente que je vis avec mon conjoint. Il n'est pas altruiste, et ne pratique pas l'empathie et lorsqu'il le peut m'enfonce toujours un peu plus dans ma déprime dont j'essaie de sortir. Dirigeant d'entreprise, et gagnant bien sa vie, il brandit son bulletin de salaire en me menaçant "va bosser" ... Je vois un psy, je suis sous anti dépresseur, je viens de sortir ENFIN d'une période d'addiction alcool/médicaments et lui mon conjoint constatant que je me porte mieux que je m'en sors, m'enfonce tous les jours un peu plus car mon état qui s'améliore ne l'arrange pas. C'est lui qui devrait se soigner, il m'a battue récemment et je souffre. On me dit "pars" ! or, j'ai 50 ans et je recherche un travail fixe à la hauteur de mon expérience et de ma formation. Tout est facile à dire mais lorsque l'on est démunie matériellement les décisions ne sont pas simples à prendre. Depuis plus de 15 ans il n'y a plus rien entre nous et je suis abstinente (sexuellement) depuis tant d'années que je suis frustrée et totalement humiliée par rapport à ma séduction. Bref ! ce type de harcèlement, ce mode de comportement de la part d'un homme est tellement banal. Je suis fatiguée mais heureusement j'ai réussi à ne plus boire d'alcool du tout, ce qui évidemment me redonne la pêche pour me battre.
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> « On vous a trouvé nu... »
Je suis étudiante, et je suis vraiment touchée par ce que vivent les victimes de harcèlement.
Actuellement, je fais un travail sur le harcèlement et j'aimerai beaucoup rencontrer une victime de harcèlement si cela est possible. Ou encore lui envoyer mon questionnaire par mail. Ce sera comme la personne le voudra, car je comprend qu'il est très difficile de revivre ces moments pénibles.
Voici mon adresse mail : chrispal00@yahoo.fr, vous pouvez m'écrire.
Dans l'attente d'une réponse de votre part, je vous souhaite beaucoup de courage.
Merci beaucoup.
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> « On vous a trouvé nu... »
Bonjour a vous tous je compatie avec les victime car ca fais 4 ans que je me fais harceler pas un gars de qui je suis tombée enceinte,il a tout fais pour gacher ma vie et il me lachant pas depuis 4 ans je suis découragée j'attend les policiers en ce moment car il m'a suivi en auto il y a 2 heures et a tente de m'appeler sur le cellulaireenviron 20 fois depuis ce matin il me fait des menaces et passe en avant en me criant salope tous les jours depuis 3 mois a l'aide melanyjojo@hotmail.com
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