harcelement.org    17952 visites sommaire | rechercher | plan du site | admin
--------------------




Les joies de l'inspection du travail !
À la recherche d'un emploi fixe

jeudi 23 janvier 2003,  par Tess


 version imprimable 
Imprimer


 

TÉMOIGNAGES
  La rubrique « Témoignages »
  « Bonjour, je m'appelle Véronique... »
  « Je suis Christiane... »
  « Je, soussignée Stéphanie... »
  Dix années de harcèlement
  « Un public SIFE... »
  « Comme un chien qui ne veut pas avancer »
  Des rêves plein la tête
  « On vous a trouvé nu... »
  « Toi t'es moins que rien »
>« Un papier et un crayon sont amplement suffisants »
   « Le calvaire d'un chercheur » [original]
   « Le calvaire d'un chercheur » [texte]
   La rubrique « Un papier et un crayon... »
   « Tout manquement à cette règle »
>Aux armes, etc.
   Vous voulez partir ailleurs ? !
   Mais pour qui travaillez-vous ? !
   Le travail, c'est la santé !
   Rétrogradée
   Stupeur et tremblements
   Le coup du sort
>Harcèlement par les administrations
   La rubrique « Harcèlement par les administrations »
>Mémoire de stage
   0. La rubrique « Mémoire de stage »
   1. La rencontre
   2. La réunion du mois de mai
   3. La rentrée
   4. L'atelier
   5. L'avertissement
   6. L'emploi du temps
   7. « On va dans le mur »
   8. Le coup de grâce
   9. La survie s'organise
   10. Blâme, blâme, blâme
   11. « le jury est souverain »
   AFPA blues
    « Il n'est pas le seul »
    « J'en veux pas à Sandrine »
    Des nerfs solides
    « Dangereuse pour les stagiaires »
    Après l'heure c'est plus l'heure
    « On n'a pas de comptes à rendre... »
    « Peut-être un peu non-voyant »
    « Il y a eu un viol »
    « J'y croyais pas ! »
   Documents
    « Un avertissement vous est infligé »
    Les faux monnayeurs
    Un psychologue vous est proposé
    Le courage de revenir
    « La direction est embarrassée »
   La poudre d'escampette
    Tu roules toujours à 90, toi !
    La rubrique « La poudre d'escampette »
    Mais où est-ce qu'on va !
    Je ne me sens pas concernée
    C'est un peu la jungle

FORUM

ASSOCIATIONS
>ACHP
   Luis Gonzalès-Mestre
>ANVHPT
   Documents
    « Ici nous soutenons la Présidente »
    La fin de la cafetière
   Presse
    La présidente accusée d'avoir harcelé
    L'association sur le point d'être dissoute ?
   Tribune
    Aimez-vous les uns les autres
    La grande boucherie
>APLHAMOTRA
   « Je suis outrée... »

DROIT
  Grossesse et licenciement
  Inspection du travail
  Le 114
  Harcèlement dans la fonction publique
  L'aide juridictionnelle
>Lois et décrets
   Loi relative au harcèlement sexuel
   Loi relative aux discriminations
   Loi de « modernisation sociale »

LE SITE
  Les cookies
  Web site story
  Un peu de technique
  Mode d'emploi
  Échos de presse

LIBRES PROPOS
  Des syndicats maison sous perfusion
  Harceler son harceleur
  « La vérité sur l'argent des syndicats »
  La rubrique « Libres propos »

OUVERTURES
  Daniel Mermet dégraisse
  Dans la chaleur des fourneaux
  La barbarie douce
  Les suicides liés au travail
  Souffrance et travail

PSYCHOLOGIE(S)
  Les techniques de harcèlement
  Le renard et les raisins
  Le discours paradoxal
  Les expériences de Milgram (I)
>Protéger le coupable
   Protéger le coupable [8]
   Protéger le coupable [7]
   Protéger le coupable [6]
   Protéger le coupable [5]
   Protéger le coupable [4]


Je m'appelle Tess. En 1990, au moment où débute cette histoire, j'ai 28 ans, un B.E.P. de secrétaire sténodactylographe correspondancière en poche depuis 1982. J'ai roulé ma bosse dans la plupart des domaines d'activité professionnelle qui puissent exister en France... sauf l'administration.

Parallèlement à mes activités professionnelles, j'ai passé le bac en candidat libre, puis le BTS de secrétaire de direction bilingue italien/anglais en 1988, ce dernier raté d'un point !

Mes acquis permettaient tout de même de justifier, par mon expérience, d'être embauchée comme secrétaire de direction, avec un salaire non négligeable à l'époque ; je gagnais déjà 7200 F net par mois en 1986. Je vivais correctement, presque aisément, célibataire, parce que : ma carrière avant tout !

Reconnue dans le milieu professionnel, recommandée par diverses agences d'intérim, à tel point que j'étais obligée de refuser des contrats, je désirais me caser dans une société, si possible définitivement.

 

Embauchée dans l'administration...


En décembre 1990, suite à une annonce publiée à l'ANPE, je suis embauchée par une caisse de sécurité sociale au grade d'agent de maîtrise, mais mon poste réel est celui de secrétaire de direction au sein de l'Inspection du travail agricole de la région Rhône-Alpes [1], en « autorisation de déplacement » vis-à-vis de la caisse de sécurité sociale. Je ne suis ni fonctionnaire, ni assimilée fonctionnaire.

Le chef de service, M. Caliméro, apprécie les femmes belles, grandes et minces... qui ont de la classe quoi ! Je pèse 56 kg pour 1,71 m et je parais plus jeune que mon âge.

Durant l'entretien d'embauche, M. Caliméro m'informe que certains agents sont « asociaux » et me demande si je serais capable de travailler dans une ambiance relativement difficile.

Je lui dis « oui » tout en ne comprenant pas le fond de sa question.

Outre la gestion de son secrétariat, je devais m'occuper de la saisie des budgets des caisses de sécurité sociale et suivre les décisions budgétaires modificatives. Un poste simple à tenir pour moi donc, sans trop de réelles responsabilités.

 

... J'inaugure le « milieu »


Dès le départ, les secrétaires en place, au nombre de quatre, m'ont exprimé ouvertement leur jalousie. À savoir que je gagne beaucoup plus qu'elles, exécutantes qui n'ont aucun diplôme ou un simple C.A.P., et qu'en plus... je suis mignonne. Leur jalousie mesquine, quasi-journalière, m'empoisonnera la vie durant deux ans.

En 1991, à la suite d'une formation professionnelle durant laquelle j'avais effectué une enquête sur les jeunes agriculteurs et rédigé un rapport avec l'aide très ponctuelle de deux autres stagiaires, ce dernier fut diffusé dans différents services administratifs. Il tomba entre les mains d'un journaliste, très intéressé par notre enquête, qui me demanda une interview.

Dans le service, mes collègues en crevaient de jalousie ! « À peine un an qu'elle est là, et elle passe dans le journal avec sa photo en première page ! ! ! » entends-je dire dans mon dos...

 

Calmons les rumeurs, SVP


En 1992, M. Caliméro, interpellé par certains agents du service, me fait comprendre que ce n'est plus possible, qu'il doit me changer de fonction afin de calmer les rumeurs. Il trouve le prétexte que je m'occupais mal du classement des dossiers. Or, tout le monde touchaient aux dossiers et les classaient n'importe comment, mélangés ou perdus dans la masse...

Je m'acharnais justement à retrouver leur trace et je culpabilisais sur mon degré de responsabilité, n'osant pas contredire les agents, voulant à tout prix conserver une bonne image de moi face aux autres, et rester en bons termes avec eux.

Je prenais donc la faute sur moi, même si je savais pertinemment que tout était mensonger. Quelques semaines plus tard, ils sont tous venus les uns après les autres, s'excuser du manque d'égard qu'ils avaient eu vis-à-vis de moi.

M. Caliméro me transféra sur un poste de secrétariat inexistant ou presque, qu'il fallait entièrement créer, sur le plan du classement et de la création des documents informatiques.

De plus, j'avais en charge la gestion et le suivi des statistiques d'accidents du travail, outre que je conservais :

-  la gestion du budget des caisses. Je travaillais alors pour deux contrôleurs de prévention ;
-  la gestion du secrétariat administratif de trois inspecteurs ;
-  plus quelques travaux effectués pour M. Grincheux, l'adjoint du chef de service.

Mes collègues exécutantes, pendant ce temps, ne travaillaient que pour un inspecteur unique.

J'avais pour seul outil de travail, un ordinateur monochrome bas de gamme et une imprimante merdique, qu'on aurait pu croire que les documents étaient frappés à la machine à écrire ! C'était impossible de travailler dans ces conditions ; je trouvai la solution d'utiliser des ordinateurs situés dans deux, voire trois, bureaux à des étages différents dans le bâtiment, pour disposer des logiciels adaptés à mes besoins.

 

Nouvelle convocation


M. Caliméro me convoqua un jour dans son bureau pour m'informer que des jalousies persistaient, de la part de mes collègues, sur le point brûlant : le salaire...

Alors il me dit qu'il augmenterait le salaire de celles-ci et non le mien, pour « calmer les esprits ». Il me demanda d'accepter sa décision...

Je ne me décourageais pas pour autant, passionnée par mon travail, ayant créé un poste qui fonctionnait à merveille malgré les inconvénients matériels ; je montais des programmes informatiques afin d'être au top du top de l'efficacité, créant des cartes géographiques pour les statistiques, mieux que les graphiques ! Des documents qui seront diffusés au plan national.

Là encore, réticence déclarée de mes collègues, allergiques à l'informatique, certains ne voulant même pas entendre parler de toucher un clavier de leur vie... Ils essayaient de me persuader que tout ce que je faisais était inutile, qu'il n'y en avait nul besoin pour le fonctionnement du service.

Je ne les écoutais toujours pas et continuais de prendre des initiatives, j'ai ça dans la peau. M. Caliméro m'obligea, sous la menace de me virer, à former une secrétaire sur informatique durant huit mois. Il menaça également cette collègue de la muter dans un autre service si elle ne s'y mettait pas rapidement. Auparavant j'avais justement demandé à suivre une formation de formateur en informatique ; Caliméro me l'avait refusée à deux reprises.

Je décidai de créer tous les courriers-types sur informatique, avec les en-têtes administratifs, les formulaires, les tableaux existants, qui étaient utilisés dans le service et commandés à une imprimerie extérieure jusqu'alors.

Le résultat soulagea beaucoup les frais de gestion du service tous comptes faits, et on m'en remercia verbalement. Sachant que je pouvais faire pas mal de choses, on me sollicitait souvent à cette époque pour les documents complexes ou élaborés, que j'étais seule à pouvoir effectuer ; des collègues me demandaient même de travailler pour leurs besoins personnels...

La suite au prochain épisode !


[1] Très exactement, le SRITEPSA ou Service régional de l'inspection du travail, de l'emploi et de la politique sociale agricoles de la région Rhône-Alpes.


_________________________

-> Les joies de l'inspection du travail !
(1/2) 12 avril 2003

-> Les joies de l'inspection du travail !
(2/2) 11 avril 2003


FORUM

> Les joies de l'inspection du travail !
12 avril 2003 début du forum
Je ne nie pas les faits avancés par le rédacteur de l'article. Pour autant les fonctions décrites par son service n'ont rien à voir avec l'inspection du travail. Si je traduis bien, elle étatit dans un service "STRITEPSA". Sans mission d'inspection du travail !

Répondre

> Les joies de l'inspection du travail !
11 avril 2003 début du forum

Merci de me faire savoir comment on peut :
-  avoir un BEP à 8 ans
-  gagner 7600F/mois à 11 ans
-  rater un BTS à 13 ans

Faute de frappe ? COquetterie ? Pour être pleinement crédible merci à Tess de corriger.

Cordialement

Répondre

  • > Les joies de l'inspection du travail !
    17 avril 2003, par tess

    Raconter l'histoire au format "brut" sans coquetterie, ni erreur de syntaxe, c'était particulièrement voulu pour terminer ce témoignage en disant que nous sommes en 2003 et que j'ai 40 ans aujourd'hui et très déçue de cette injustice sociale qui en tout état de cause est une vie quotidienne pour bcp trop de monde en Europe, voire dans le monde entier...

    Répondre

    • > Les joies de l'inspection du travail !
      24 octobre 2003, par kikiwi

      Salut Tess, Super intéressant ... ça me rappelle des expériences très intéressantes vécues dans ma famille dans des administrations.

      Es-tu toujours dans cet organisme ? A mon avis, tu vas t'user le moral et l'enthousiasme. Il faudrait quitter ce milieu "malsain". Fais-vite parce que c'est difficile à partir de 40 ans de trouver des postes intéressants. Amicalement Kikiwi (48 ans qui cherche un job de secrétaire de direction dans la région parisienne)lol lol !

      Répondre

  • > Les joies de l'inspection du travail !
    24 octobre 2003, par Kikiwi

    Il faut lire attentivement les données et vous verrez que Tess avait 20 ans à l'obtention de son BEP et gagnait 7600 F/mois à 24 ans et à raté son BTS à 26 ans. Désolée de cette petite leçon d'arithmétique.

    Bonne journée. Amicalement Kikiwi

    Répondre

    • > Les joies de l'inspection du travail !
      25 octobre 2003

      Bonjour Kikiwi ! Bien sur que j'ai kité cet endroit pourri ! et bien contente, car qd j'y retourne (rarement) pr voir des amies (ds d'autres sces lol !), je me rends compte à quel pt la liberté n'a pas de prix ! ! ! et à présent, je suis en mi-tps thérapeutique, à faire du "tourisme" sur un poste ridicule... mais je m'en contente pr l'instant, je prépare ma "p'tite bombe procéduriale"... et j'en profite financièrement, car j'ai indirectement un salaire de cadre ! si j'étais à plein tps, je toucherais 16000 F/mois ! lol ! ! !(déjà 1 pt de gagné !). Par ailleurs, un p'tit détail, née en fin d'année 62 je n'avais que 19 ans.. quand j'ai eu mon BEP. Après avoir suivi qlques années de lycée, j'ai fait ce BEP... mais n'ai jamais perdu espoir d'avoir mon bac et +++, suite à des problèmes de fonctionnement enseignement : grève des profs, grève des transports, l'année de la seconde a été complètement ratée ! je remercie encore par là les fonctionnaires, qui se plaignent pr pas grand chose la plupart du temps... ils pourraient faire un p'tit effort pour se motiver dans leur boulot et aimer leur travail, sans fonctionner (jeu de mots involontaire) comme des robots à qui l'ont dicte des ordres... si j'ai dérangé l'administration... c'est justement parce que, (et d'ailleurs heureusement qu'il y a quelques fonctionnaires qui pensent comme moi !) : qui pensent par eux-mêmes et ne marchent pas comme des moutons de panurge... pour ensuite faire des manifs trop tard pour se plaindre... il faut bouger dès le départ et pas après les dégâts, ou encore, ne pas voter par défaut... j'ai arrêté de fumer aussi, enfin ! pas envie d'entretenir plus longtemps "ces légumes" de l'Etat, le gouvernement- manipulateur, qui fait de la France un génocide gratuit depuis quelques années... cela suffit. Bien amicalement, Tess31

      Répondre

      • > Les joies de l'inspection du travail !
        20 janvier 2005, par veroni
        elle dit vrai TESS

        TRES BONNE ANALYSE et parfaitement d'accord ne nous laissons plus faire...car nous les encourageons dans leur attitude de vauriens

        Répondre

  • > Les joies de l'inspection du travail !
    18 octobre 2004
    Réponse au super mathématicien

    Si en 1990 elle a 28 ans, cela veut dire qu'elle est née en 1962 et que par conséquent, si elle a eut son diplome en 1982 elle avait 20 ans et non 8 ans. Donc en 86 elle avait 24 ans et non 11 ans puis en 88, 26 ans et non 13 ans. Quand à votre réflexion des fautes de frappes, c'est petit de votre part surtout lorsqu'on ne sait pas compter. Laissez-moi deviner : vous êtes un homme ou une personne cadre ayant fait subir à un de vos employés la même situation que Tess, ou une femme requin au dent longue à qui la situation de Tess vous pend au nez. Que vous soyez homme ou femme je vous qualifie de vipère. Quand à mes fautes de frappes ou d'orthographes, désolé si vous ne savez retenir une fois de plus que ça.

    Répondre

    • > Les joies de l'inspection du travail !
      19 octobre 2004, par tess31

      lol bien dit ! super ça l'aura bien calmé je pense. En attendant, mon procès à lieu le 5/11/04 à lyon aux prud'hommes, si vous voulez me soutenir, "y'a ka", accompagnée normalement d'un avocat hyper compétent (ki a gagné entre autres le procès contre le retrait des droits des chomeurs (passés outrageusement au RMI) en juin 04 sur LYON). Mon dossier en béton ne pourra que faire tomber plusieurs têtes, j'ai à mon capital déjà fait partir 3 harceleurs et j'irai jusqu'au bout pour le : "ménage". Cool ! toutes ces p'tites gens finissent par payer le prix de leurs actes et en assumer enfin la responsabilité. Si ce n'est dans la maladie, ou pire en enfer... Merci en tout cas à tous de m'avoir lu. Si vous avez besoin de conseils pour vous défendre, n'hésitez pas à me contacter. Byyyyyeeee

      Répondre

      • > Les joies de l'inspection du travail !
        9 juin 2005

        pouvez vous me donner vos coordonneés je suis dans une situation de travail difficile. comment avez vous fait pour avoir gain de cause devant la justice. votre avocat est trés competent dans le domaine du harcélement moral

        Répondre

        • > Les joies de l'inspection du travail !
          14 juin 2005, par tess31

          mes coordonnées pour me contacter sont : tess@harcelement.org si vous êtes sur lyon je pourrais vous donner l'adresse du cabinet de mon avocat, pas de pb. souhaitant pouvoir vous apporter les infos nécessaires, à bientot, Tess

          Répondre

Tess
-rédactrice